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Tableaux symphoniques

Thierry ESCAICH

Details

Instrument family Cello
Catalog classifications Cello and orchestra or ensemble
Instrument nomenclature violoncelle et orchestre
Total duration 00:23:30
Publisher Éditions Billaudot
Cotage GB10826
Languages French, English
Cycle / Level concert
  • Main visual

Description

Ecrite dans le cadre du 45e festival d'Auvers-sur-Oise à la demande de son directeur Pascal Escande pour la jeune violoncelliste Anastasia Kobekina, la pièce se présente comme un poème pour violoncelle principal et orchestre.

Si j'ai délibérément choisi de sélectionner trois tableaux de chacun des deux peintres, Auguste Renoir et Vincent Van Gogh, dont je voulais donne une vision sonore, c'était pour créer une sorte de dramaturgie entre les trois oeuvres. Bien sûr, certaines de ces peintures véhiculent des thèmes de danses populaires, ou des versants plus nostalgiques d'où la présence en toile de fond des lointains contours de la chanson Le Temps des cerises, mais tout l'intérêt pour un musicien est d'essayer de traduire dans l'orchestration par exemple ces touches de pinceaux au bout desquels les contours disparaissent laissant une chevelure s'enlacer dans un feuillage. Les scintillements de couleur ou les jeux de reflets que suggère l'univers de Renoir invitent à créer une polyphonie de textures destinées à servir le coté organique de cette surface picturale sans cesse en mouvement. Seul climax dans ce premier triptyque, le moment où ces effluves de musiques de bals surgissent comme derrière un rideau sonore derrière lequel se tient l'auditeur.

De manière presque enchainée s'ouvre le volet Van Gogh. Là encore, une dramaturgie en trois tableaux se met en place. Le matériau thématique est certes identique à celui qui servait à explorer la douceur lumineuse de la peinture de Renoir, mais cette fois ces éléments servent un univers plus tourmenté. Ces enchevêtrements de lignes sans fin autour de l'immobilité blême d'un visage que l'on semble deviner caractérisent Racines d'arbres. Ils se jettent ensuite dans l'agitation du Champ de blé aux corbeaux avec ces jaillissements de toutes parts semblant s'entrechoquer sans pour autant que le désir de lumière ne quitte le pinceau du peintre. À son tour, cette écriture tempêtueuse aboutit au sommet de ce second triptyque avec l'apparition de l'église d'Auvers qui s'élève sur cette bute tout en semblant s'affaisser et se désintégrer dans le paysage. On passe sans cesse harmoniquement de la noirceur à la clarté dans un enchevêtrement de cellules répétitives qui finissent par laisser la parole au violoncelle solo qui conclut la pièce en s'évaporant dans le vide.

Sponsor
violoncelle (Anastasia Kobekina) et orchestre (OCP
Creative note
Musée d'Orsay (45 ans du Festival d'Auvers-sur-Oise et 40 ans du musée